En France, la chiropraxie dispose d’un cadre légal depuis la loi du 4 mars 2002 (dite « loi Kouchner ») ; mais ce n’est qu’en 2011, date de parution du décret d’application relatif aux conditions d’exercice et aux actes de cette profession, que ceux-ci ont été précisés.
 
Les textes qui suivent sont établis conformément aux décret N°2011-32 du 7 janvier 2011 relatif aux actes et conditions d’exercice de la chiropraxie. Ils ont été rédigés par Monsieur Philippe FLEURIAU, chiropracteur, président de l’Association Française de Chiropraxie.
 
Selon la HAS (Haute Autorité de Santé) :

La chiropratique, peu connue en France, est pourtant intégrée dans le système de santé de nombreux pays européen.
Les soins chiropratiques font l’objet d’une prise en charge des organismes sociaux ou d’assurance dans tous les pays où cette profession bénéficie d’un statut officiel.

 

Définition du métier

La Chiropraxie se définit comme une profession de la santé, complémentaire, non médicamenteuse et conservatrice. Thérapie manuelle par excellence, elle vise à détecter, corriger et prévenir les troubles neuro musculo squelettiques, notamment au niveau de la colonne vertébrale et des articulations périphériques, sans oublier leurs conséquences. Elle vise donc les réflexes complexes tels que somato-somatiques, somato-viscéraux, somato-psychologiques.
 
Le Chiropracteur diagnostique, prévient et prend en charge les troubles neuro-musculo-squelettiques de l’appareil locomoteur du corps humain ainsi que leurs conséquences.
 
Les patients peuvent consulter directement le chiropracteur qui recueille et analyse les informations nécessaires à l’établissement d’un diagnostic dans le champ de la chiropraxie et à sa prise en charge.
 
Le chiropracteur choisit et met en oeuvre, dans son champs de compétence, l’arsenal thérapeutique adapté aux besoins du patient. La prise de décision clinique du chiropracteur est guidée par l’addition de son expertise clinique, des valeurs et préférences du patient, ainsi que des meilleures données scientifiques disponibles.
 
Le chiropracteur propose à la personne qui le consultent une prise en charge adaptée, centrée sur les besoins et l’état de santé de celle-ci, ainsi que les éventuelles alternatives thérapeutiques adaptées à son cas.
 
Il est tenu d’assurer la qualité et la sécurité des soins qu’il prodigue.
 
Lorsque la situation clinique excède son champ de compétence, le chiropracteur adresse son patient à un médecin pour avis, diagnostic ou prise en charge.
 

Diagnostic dans le domaine de la chiropraxie

La démarche diagnostique en chiropraxie comprend un diagnostic d’opportunité et un diagnostic positif des troubles neuro-musculo-squelettiques de l’appareil locomoteur (ainsi que de leurs conséquences).
 
Le diagnostic d’opportunité consiste à identifier les symptômes cliniques et signes d’alertes justifiant un avis médical préalable à une prise en charge chiropratique, ou le recours à des examens médicaux complémentaires.
 
Le diagnostic positif des troubles neuro-musculo-squelettiques de l’appareil locomoteur consiste, après la réalisation d’un diagnostic d’opportunité, à rechercher et hiérarchiser les informations obtenues lors de la consultation auprès du patient, et éventuellement des ses proches, dans le but d’identifier le ou les troubles neuro-musculo-squelettiques dont souffre le patient ainsi que leurs interactions, afin de décider du traitement chiropratique le mieux adapté à l’amélioration de l’état de santé de la personne.
 

Prises-en charge chiropratique

C’est l’ensemble des techniques chiropratiques et mesures d’accompagnement mises en oeuvre par le chiropracteur, visant à améliorer son état de santé dans le respect de la réglementation existante, et qui sont adaptées à la personne en fonction de sa situation clinique.
 
Selon les textes (décret n°2011-32 du 7 janvier 2011 relatif aux actes et aux conditions d’exercice de la chiropraxie), les chiropracteurs sont les seuls thérapeutes non médecins autorisés à pratiquer des manipulations vertébrales sans aucun avis médical préalable (revue générale de droit médical N°49-2013). Les chiropracteurs sont également les seuls thérapeutes non médecins autorisés à pratiquer des manipulations à vecteur de force, instrumentales ou mécaniquement assistées.
 
Dans son rapport « Thérapies complémentaires : leur place parmi les ressources de soins », publié en 2013, l’académie de médecine reconnait pour le première fois l’apport des thérapies manuelles, et plus spécifiquement de la chiropraxie, dans la prise en charge d’affections rachidiennes répandues telles que les cervicalgies, les lombalgies, et les céphalées d’origine cervicales. Elle relève également la qualité de la formation des chiropracteurs.
 
Les effets thérapeutiques de la chiropraxie sont validés scientifiquement pour les indications suivantes, et font l’objet de publications régulières dans la littérature indexée :

  • Cervicalgies mécaniques
  • Lombalgie mécanique (douleur dans le bas du dos)
  • Sciatique (face arrière de la cuisse) et cruralgie (face avant de la cuisse)
  • Lumbago (blocage aigu des vertèbres lombaires)
  • Torticolis musculaires ou vertébraux
  • Dorsalgies musculaires et mécaniques (douleurs entre les omoplates)
  • Dysfonctionnement du bassin (syndrome douloureux des sacro-iliaques)
  • Névralgie intercostale
  • Névralgie cervico-brachiale (douleur cervicale irradiant dans un bras)
  • Douleur en relation avec des troubles de statique rachidienne ou scoliose
  • Douleurs projetées (douleurs pseudo viscérales par irradiations de souffrances rachidiennes)
  • Certaines douleurs du coccyx
  • Céphalées (maux de tête) d’origine cervicale
  • Douleurs projetées de la face d’origine cervicale
  • Vertiges (en particulier dans les suites de coup du lapin)
  • Syndrome douloureux de l’articulation temporo-mandibulaire (mâchoire)
  • Dysfonctionnement du bassin (syndrome douloureux des sacro-iliaques)

 
Elle soulage également les affections des articulations :

  • Épaule ou omoplate douloureuse
  • Épicondylite du joueur de tennis (tennis elbow)
  • Épitrochléite du golfeur (golfer’s elbow)
  • Tendinites
  • Genoux douloureux
  • Muscles endoloris
  • Syndrome du canal carpien (poignet)
  • Douleurs au talon ou de la cheville

 

La formation

La formation requise est de 5000 heures de cours répartis sur 5 années académiques. En France, la chiropraxie n’est pas enseignée à l’université mais dans un institut privé à but non lucratif (loi 1901), agréé par le ministère de la santé, l’Institut Franco-Européen de Chiropraxie.
 
Néanmoins, les étudiants-chiropracteurs bénéficient de conventions passées avec des centres hospitaliers et clinique privées où ils suivent, à partir de la quatrième année, quatre stages obligatoires en neurologie, rhumatologie, orthopédie et radiologie.
 
Le rapport de l’académie de médecine présente la formation des chiropracteurs, comme « identique à celle que dispensent les écoles de médecines. A la différence de l’ostéopathie », précise le rapport, « la chiropraxie n’est dispensée en France que dans un établissement. Le programme est proche des deux premiers cycles d’études médicales ».
 

La recherche en chiropraxie

Le recherche scientifique est l’un des fondements de la profession chiropratique. Elle permet une amélioration constante de la prise en charge, des outils diagnostics, de la qualité des soins et de la sécurité des patients.
 
Plusieurs revues scientifiques indexées sont d’ailleurs publiées par la profession (Journal of Manipulative Physiologic Therapeutics, Journal of Chiropractic Medicine, Top, Clinical Radiology).
 
La profession est investie dans de nombreuses institutions pluri-disciplinaire telles que : EuroSpine, des Tasks Forces, Bone and Joint Décade, entre autres. Nombreuses sont les revues indexées publiant la recherche chiropratqiue (JMPT, JAMA, Spine, BMJ etc.).
 
Une partie importante de la recherche sur les manipulations vertébrales liées à la pathologie du rachis est issue du secteur chiropratique. Les chiropracteurs participent également à des travaux dans le cadre d’équipes pluri-disciplinaires universitaires ou hospitalières, et les grands centres de recherche conjuguent les connaissances de chercheurs chiropracteur et de médecins (USA, Canada, Danemark etc.).
 
La profession chiropratique internationale s’investit dans la mise en place de recommandations de bonnes pratiques. En France la profession a pris soin de pallier ce vide la concernant en s’investissant dans l’élaboration de « fiches mémos » en suivant la méthodologie HAS.
 
La pratique de la Chiropraxie est encadrée par des décrets officiels depuis 2011. Le Chiropracteur est un professionnel de la santé. Tous nos Chiropracteurs sont enregistrés auprès de l’Agence Régionale de Santé de leur région et possèdent à ce titre un numéro ADELI. Ils ont également tous souscris une Responsabilité Civile Professionnelle (RCP) de type médicale.
 
Les Chiropracteurs sont les seuls thérapeutes non médecins autorisés à prodiguer des actes de manipulation des cervicales. Ce sont également les seuls avec les médecins à pouvoir pratiquer des manipulations instrumentales (table de traction, percussion etc.).